Mardi 9 février 2010 2 09 /02 /2010 13:46

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«Je n'avais aucune vue sur le métier d'acteur. Mon arrivée s'est passée autour d'un malentendu ...» Marc Maurette me dit « C’est vous qu’on veut voir, voulez-vous faire du cinéma ? » J’ai dit non et je suis reparti. Trois jours après, Becker vient chez moi et me dit « Voilà, il faut que vous me fassiez ce film », comme je ne voulais toujours rien entendre il m’a demandé pourquoi, je lui ai répondu « Parce que si je vous proposais un combat de boxe à la salle Wagram avec Marcel Carné, qu’est ce que vous me répondriez ? »

Il a insisté, j’ai encore dit non et puis me voilà !


 

Souvenir de http://i49.tinypic.com/2nas387.jpgDaniel Cauchy : Lino est allé au bureau de Dorfman aux Champs Elysées et Dorfman a commencé à lui parler du film, de Gabin et de finances. Là, Lino l’a très vite arrêté en lui disant : « Ecoutez  Monsieur, je vous comprends très bien, mais moi je gagne ma vie et si vous me voulez, c’est tant, point».  
Comme il demandait près d'un million d'anciens francs, Dorfman lui a dit  « Quand même, vous êtes gentil mais vous n'êtes qu'un débutant, ce n'est pas possible, vous ne vous rendez pas compte ...» et Lino, sans bluff ni rien, vraiment sincère lui a répondu : « Je vous comprends très bien, mais moi cela ne m’intéresse pas parce que j’ai d’autres choses à faire, alors au revoir » et il est parti, il a laissé la porte du bureau ouverte. Dorfman s’est dit « Il ne faut pas que je le laisse filer celui-là, il a raison Becker .. » et il a rattrapé Lino dans le couloir.
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Lundi 1 février 2010 1 01 /02 /2010 00:00

« Antoine Blondin avait ses habitudes au C.H.U. de Limoges, où ses nombreuses péripéties l’avaient maintes fois mené lorsqu’il habitait la région. Il y possédait d’ailleurs en permanence un rond de serviette, signe ultime pour lui de son attachement à la place. On trouvait même dans cet établissement à une époque, dans la chambre froide réservée aux prélèvements, une énorme boite de métal sur laquelle était marquée «Foie d’Antoine Blondin». Les médecins trop curieux avaient la surprise, lorsqu’ils s’aventuraient à ouvrir cette boite, d’y découvrir un énorme bloc de très bon foie gras !http://i45.tinypic.com/wjgr52.jpg C’est son ami Maurice Ronet, qui un jour en visite à l’hôpital l’avait apporté à notre patient avec un magnum de château-Lafitte. Etant davantage porté sur le liquide que sur le solide, Blondin fit vite un sort au bordeaux et confia le foie gras à une infirmière, afin qu’elle le mette à conserver au frais. C’est elle, qui, craignant un larcin, identifia la boite de cette fameuse étiquette et la déposa dans cet endroit bien incongru. L’histoire ne dit pas si des prélèvements du foie d’Antoine Blondin furent faits, ni quels en ont été les résultats! »

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Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /2010 14:22

Quel est pour vous le comble de la misère ?

Ma misère
Où aimeriez- vous vivre ?

Dans mes personnages
Votre idéel de bonheur terrestre ?

Le bonheur (un vieux Laguiole posé sur une table de ferme à côté d’une miche de pain) ...

Pour quelles fautes avez-vous le plus d’indulgence ?

Toutes les fautes

Votre musicien préféré ?

Bach et le grégorien

Votre instrument préféré ?

La trompette

Quels sont les dix personnes que vous aimeriez inviter à diner ?

Je m’en fous !


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Votre qualité préférée chez l’homme ?

L’écoute

Et chez la femme ?

L’écoute

Votre occupation préférée ?

Imaginer

Qui auriez-vous aimé être ?

Mes personnages

Le principal trait de votre caractère ?

L’insatisfaction

Ce que vous appréciez le plus chez vos amis ?

Qu’ils m’écoutent ! Sans rire, leur indulgence

Votre principal défaut ?

L’impatience

Votre rêve de bonheur ?

Faire le bonheur de quelqu’un

 

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Quel serait votre plus grand malheur ?

Perdre la foi (silence) … et perdre un enfant. Je l’ai vécu ce malheur là, je n’aime pas trop en parler.

Le fait militaire que vous admirez le plus ?

Le cessez-le-feu

Si vous étiez élu président de la République, quelle serait votre première mesure ?

J’inviterais Serrault à déjeuner

Comment aimeriez-vous mourir ?

Chrétien

Votre maxime ou citation préférée ?

La liberté dans l’obéissance, l’obéissance dans la liberté

Vos héros dans la vie réelle ?

Plus on connaît les héros, plus on est déçu. Je dirai aux gens : « méfiez-vous, ne le prenez pas pour un minable, un salaud, je vais vous le faire aimer ». Je suis très troublé par la coexistence du bien et du mal chez les êtres. Je ne juge pas, je sauve.

Ce que vous détestez par-dessus tout ?

L’égocentrisme

Le plus grand mal de notre époque ?

Se croire seul au monde

La vertu nécessaire aujourd’hui ?

La compassion et le partage.

  

Improvisation délirante où Michel Serrault montre une facette de son immense talent.

 

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Mardi 19 janvier 2010 2 19 /01 /2010 03:19

http://i47.tinypic.com/28luntc.jpgEn 1937, sous la direction de Marc Allégret, Bernard Blier n’a que deux scènes à jouer dans Gribouille mais deux scènes face à l’imposant Raimu.

« Je suis arrivé à Billancourt derrière le décor et j’ai entendu une voix tonitruante, celle de Raimu, qui disait :
(je vous demande d'imaginer entendre Monsieur Raimu avec son phrasé, son accent, ses colères dans les répliques qui suivent - merci)

« Mais qu’est-ce que c’est que ce Monsieur Blir que vous avez engagé?
Je ne le connais pas!
Vous m’avez foutu Monsieur Blir, personne ne le connaît!
Qu’est-ce que c’est que cet Alsacien ?
 »

 
Moi j’étais troublé. Je n’osais pas y aller.


Marc Allégret
, qui m’avait engagé sur ce qu’il m’avait vu faire au théâtre dans Altitude 3200, la pièce qui m’avait fait démarrer, a dit : « Non, non, je le connais ! »


J’étais derrière et j’entendais tout.


Les assistants m’ont poussé. Je suis arrivé près de Raimu.


-         Ah, c’est vous, Monsieur Blir ?

-         Oui, Monsieur Raimu

-         Et qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

-         Je suis comédien

-         Vous êtes comédien ? Avec un nom d’Alsacien ?

(C’était l’époque où il se brouillait avec Fresnay tous les deux jours)

-         D’abord, je ne suis pas Alsacien, ensuite, dans la vie je suis élève au Conservatoire dans la chttp://i47.tinypic.com/23hrif7.jpglasse de Monsieur Jouvet.

 

-        -  Ah, vous êtes dans la classe de Monsieur Jouvet ? Alors asseyez-vous, jeune homme, prenez le texte et vous allez me le dire, parce que moi, je ne le sais pas!

                         
Il savait admirablement son texte, il voulait savoir comment je lisais le mien. En fait, sous des dehors gueulards et bougons, il était très gentil. Il a été d’une gentillesse merveilleuse et j’ai gardé de lui un souvenir ému. C’était un mec étonnant. C’était facile de jouer avec Raimu. Je n’avais qu’à l’écouter et, après, lui répondre » d’après « Bernard Blier – itinéraire » de Philippe Durant.

 


Pour le plaisir de revoir et entendre Monsieur Raimu, voici une vidéo de certaines scènes cultes du cinéma français.

 

 

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J’ai toujours aimé le cinéma, quartier Latin, lorsqu'il y a des films en noir et blanc datant des années 40-50 ou sur les boulevards afin de voir les derniers films. Garder ce tout petit supplément d'âme qui me permet de voir la vie différemment. J'aime parler du cinéma, écouter du jazz ... et, par dessus tout, j'aime lire, lire et lire ... J'aime autant retrouver mes amis après une projection que d'y aller seule: pour le cinéma, je n'ai pas de patience. Si par hasard vous me rencontriez, c'est simple, j'ai toujours un livre à la main, à lire ou à relire. Je le fais souvent pour ne pas quitter les personnages qui m'ont fait voyager.

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