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5 juillet 2010 1 05 /07 /juillet /2010 17:11

http://i46.tinypic.com/35bv9s1.jpg Acteur jusqu'au bout des ongles, Laurent Terzieff vivait la poésie, il vivait ses rôles. Il a été un acteur, réalisateur, interprète, hors pair, humain, si humain, qui a toujours placé l'art avant le vedetariat.

C'était un mystique absolu et passionné.

Cette dimension me trouble autant que son départ me peine.

Vous trouverez tout ce qu'il faut savoir dans vos magazines, ici, je veux vous parler de l'acteur et du sens très personnel et engagé qu'il accordait à ce mot.

Le Prince de Hombourg est mort une seconde fois.

Que Laurent Terzieff' ait été Vladimir ou Estragon, il n'attendra plus Godot, il l'a rejoint désormais.

 

Qu'il repose en  paix, il nous manquera, il nous manque déjà ...

 

 

 

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:05

« Vedette ou second rôle, silencieux ou volubile, distant ou familier, l’acteur est ce par quoi le film de fiction nous parle, nous émeut, nous fascine.

Au centre de la mise en scène, il contribue de façon essentielle à la richesse des représentations filmiques..

Tout film se nourrit d’une relation spécifique entre le comédien et son personnage : tous les grands moments de la création cinématographique se sont accompagnés d’une réflexion sur l’acteur.

Depuis ses origines, le cinéma ne cesse d’inventer de nouveaux modes de jeu et de présence.

De la scène à l’écran, des théories soviétiques à l’Actors Studio, du naturel américain à la vérité brute de non-professionnel, l’acteur est l’une des grandes aventures d’un siècle de cinéma.»

Jacqueline Naccache, Maître de Conférences en Etudes Cinématographiques à l’Université Paris 7 - Denis Diderot.

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 00:01

Vidéo que je  découvre, m'en veuillez pas,  je l'adore et ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous. 

Bernard Blier, je l'admire grave comme diraient les minots et je le kiffe grave. Idem.

Kdo pour vous.

C'est un bijou, une perle rare, le nom? La baffe du jour, il fallait oser !

 

Un extrait de Buffet Froid, admirable film à tiroirs de Bertrand Blier avec, entre autres acteurs : Bernard Blier,  Gérard Depardieu, Jean Carmet, Michel Serrault, Carole Bouquet, Jean Benguigui ...

Reconnaissez que ces vidéos valent le détour, que le talent et l'ingéniosité de Bernard Blier s'imposent tout naturellement, comme une évidence. 
L'acteur en impose sans en rajouter.
Le Patron, Louis Jouvet, aurait été fier de son élève, qui n'a en rien démérité, loin de là!!
Bernard Blier aurait dû reprendre le flambeau et donner à son tour des cours comme l'ont fait Simon, Florent, Jouvet ... 
L'idée me ravit d'aise : Les Cours Bernard Blier!
Dommage qu'il ne l'ait pas fait, il  aurait eu un succès fou à faire pâlir La Comédie Française !!
Bernard Blier (cf. mon article du 22 juin 2009) « commettait des chansons » ainsi qu'il  se plaisait à le dire. En fait, il écrivait les paroles. A New York, il a demandé à Michel Sardou de composer la musique de ce qui est devenu  « J'aimerais bien qu'on ne m'oublie pas » ainsi que vous pourrez le constater.
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30 avril 2010 5 30 /04 /avril /2010 17:16

 

 

 

« Cher Lino, plus de deux mois en mer, déjà, sur ce petit bateau, du vent, des orages, de la pluie qui lave, et ce soir l’envie de te parler.

 

Tu sais Lino, je suis plus jeune que toi, mais je crois tout de même être autorisé à te dire que je t’aime bien. J’ai rencontré si peu d’hommes en quarante cinq ans qu’il me semble une faute de ne pas les serrer un peu contre moi, même si en échange j’ai peu à leur donner.

 

 Tu vois,  je ne sais ce que sera ta vie ni ce que sera la mienne. Mais je trouverais désolant que nous nous perdions trop. C’est si rare la tendresse.

 

 Je te souhaite heureux et fier d’être. Et je pense que, de deviner ta fragilité, je sais aussi ta force … Bien sûr l’Atlantique c’est long, nous avons la lune par-dessus et du vent dans les voiles, cela ressemble à une chanson d’amour. Et je ne sais encore rien de mieux que cela … »

 

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23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 14:43

 

 « Tous ces puissants, habiles, ambitieux, souvent cordiaux dans leurs relations avec moi, ne vont pas au bout de leur démarche. Ils devraient me consulter plus souvent. Je suis à leur disposition, quoique très occupé, mais toujours prêt pour aider la République. Il devrait y avoir à l’Elysée des chambres d’hôtes où les citoyens ordinaires pourraient venir régulièrement conseiller le chef de l’Etat, partager un dîner avec lui, passer une nuit ou deux. Beaucoup de gens sont prêts à participer, j’en suis certain. Le Président aurait ainsi régulièrement l’opinion et les conseils de la base, des interlocuteurs valables d’origine populaire. Quand on débat avec sa femme, dans la cuisine, aucun projet n’aboutit vraiment. Pourtant que d’idées géniales pour gouverner, peuvent émaner d’un Français moyen comme moi. Enfin, en plus de ce travail positif au service de la nation, je ne suis pas hostile, non plus, à l’idée de déposer une gerbe sous l’Arc de Triomphe, quand de sera nécessaire. Rendre service est ma vocation. Et je ne suis pas plus bête qu’un autre» Michel Serrault « Les Pieds dans le Plat»

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8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 12:45

 « Ce silencieux est un conteur, ce brutal est un sensible, ce tourmenté est un bon vivant, ce baroudeur est un jardinier, ce gorille est un papillon. » Philippe Labro02-copie-1.png

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19 janvier 2010 2 19 /01 /janvier /2010 03:19

http://i45.tinypic.com/2zhgqk4.jpgEn 1937, sous la direction de Marc Allégret, Bernard Blier n’a que deux scènes à jouer dans Gribouille mais deux scènes face à l’imposant Raimu.

« Je suis arrivé à Billancourt derrière le décor et j’ai entendu une voix tonitruante, celle de Raimu, qui disait :
(je vous demande d'imaginer entendre Monsieur Raimu avec son phrasé, son accent, ses colères dans les répliques qui suivent - merci)

« Mais qu’est-ce que c’est que ce Monsieur Blir que vous avez engagé?
Je ne le connais pas!
Vous m’avez foutu Monsieur Blir, personne ne le connaît!
Qu’est-ce que c’est que cet Alsacien ?
 »

 
Moi j’étais troublé. Je n’osais pas y aller.


Marc Allégret
, qui m’avait engagé sur ce qu’il m’avait vu faire au théâtre dans Altitude 3200, la pièce qui m’avait fait démarrer, a dit : « Non, non, je le connais ! »


J’étais derrière et j’entendais tout.


Les assistants m’ont poussé. Je suis arrivé près de Raimu.


http://i41.tinypic.com/4uytk4.jpg-         Ah, c’est vous, Monsieur Blir ?

-         Oui, Monsieur Raimu

-         Et qu’est-ce que vous faites dans la vie ?

-         Je suis comédien

-         Vous êtes comédien ? Avec un nom d’Alsacien ?

(C’était l’époque où il se brouillait avec Fresnay tous les deux jours)

-         D’abord, je ne suis pas Alsacien, ensuite, dans la vie je suis élève au Conservatoire dans la classe de Monsieur Jouvet.

 

-        -  Ah, vous êtes dans la classe de Monsieur Jouvet ? Alors asseyez-vous, jeune homme, prenez le texte et vous allez me le dire, parce que moi, je ne le sais pas!

                         
Il savait admirablement son texte, il voulait savoir comment je lisais le mien. En fait, sous des dehors gueulards et bougons, il était très gentil. Il a été d’une gentillesse merveilleuse et j’ai gardé de lui un souvenir ému. C’était un mec étonnant. C’était facile de jouer avec Raimu. Je n’avais qu’à l’écouter et, après, lui répondre » d’après « Bernard Blier – itinéraire » de Philippe Durant.

 


Pour le plaisir de revoir et entendre Monsieur Raimu, voici une vidéo de certaines scènes cultes du cinéma français.

 

 

http://i48.tinypic.com/a1odvq.jpg

 

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1 octobre 2009 4 01 /10 /octobre /2009 08:36


- Vous avez vu Salomon, ils ont des voitures maintenant, ils ont des Rolls Blanches, les noirs !
- En tout cas c'est pas à Monsieur que ça risquerai d'arriver...
- Quoi donc ?
- Que Mademoiselle épouse un noir !
- Qu'est-ce que ça veut dire ça ?
- Que Monsieur est peut-être un peu raciste
!


- Raciste ? Moi, raciste ? Salomon ! Raciste ? Enfin Dieu merci, Antoinette épouse un français bien blanc, bien blanc ! Il est même un peu pâlot, vous ne trouvez pas ? Avec ses p'tits boutons...
- Et son cheveux sur la langue.
- Il a un cheveu, mais il est riche ! Riche comme moi et catholique comme tout le monde !
- Pas comme tout le monde, Monsieur, parce que moi, par exemple, je suis Juif.
- Vous êtes Juif ! Comment, Salomon, vous êtes Juif ? Salomon est Juif ! Oh !
- Et mon oncle Jacob qui arrive de New York, il est Rabbin !
- Mais il est pas Juif ?
- Ben si!
- Mais pas toute votre famille ?
- Si !
- Ecoutez, ça ne fait rien, je vous garde quand même !


 



Il faut avouer que Louis de Funès est impayable dans cette scène, lorsqu'il apprend, étonné, que son chauffeur est Juif!
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17 septembre 2009 4 17 /09 /septembre /2009 02:22

 


"Vous avez dit Ventura? Je pense très sincèrement que le cinéma tient une place tout à fait négligeable - pour ne pas dire anecdotique - dans l'amitié qui nous lie depuis ... attendez voir .... eh oui, bientôt trente ans. C'est rien. J'ai connu Lino chez Gabin où, entre gens de bonne compagnie, nous ne parlions jamais "métier". Nous nous sommes ensuite rencontrés chez lui où nous nous en sommes tenus le plus possible à des argumentations autour de Guardi (Francesco) dont les somptueux dessins tapissaient ses murs. Rencontrés aussi chez moi où nous sommes convenus une fois pour toutes de ne parler exclusivement que d'Eddy Mercks ... ou alors de futilités. Le fait que nous avons partagé le sort d'une quinzaine de films n'est pas parvenu à nous brouiller complètement" - Michel AUDIARD, avril 1983 (LINO, d'Odette Ventura, paru chez Robert Laffont)

"Il y a des moments de vie et des conversations que deux amis emportent au fond de leur coeur comme au fond des bois - et qu'ils font semblant d'oublier ensuite pour mieux s'en souvenir, mon enfant". Jean-Loup DABADIE (même source)
"J'ai tout de suite compris, m'a dit Claude Pinoteau, que j'avais affaire à une personnalité exceptionnelle. Lino ne se prenait pas pour un grand acteur. Il était modeste, ce qui est très rare dans ce métier : il observait tout, avec une grande curiosité. Même quand il ne tournait pas, il venait voir ce qui se passait sur le plateau. Tout l'intéressait, il s'asseyait un peu à l'écart et il regardait ... En même temps, il savait se faire respecter"  (même source)

"Ton homme est trop sincère m'a dit un jour José Giovanni, ça lui fait du tort". Il a toujours refusé de jouer des rôles qui ne lui correspondaaient pas. "Je sais bien, disait-il, qu'un véritable acteur doit être capable de jouer n'importe quel rôle, même le plus éloigné de saa nature, et de le rendre crédible. Mais moi, je ne peux pas m'asseoir à côté de moi-même, encore moins devenir le contraire de ce que je suis.  Si j'essaie, je suis faux et mauvais. C'est peut-être une limite personnelle mais je suis comme ça." (même source)


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