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16 juin 2009 2 16 /06 /juin /2009 00:57

 



Dans le film de Georges Lautner de 1968, Le Pacha, Jean Gabin, lui qui détestait refaire une prise, accepta de rejouer cette scène 32 fois !! Michel Audiard lui avait préparé une tirade qui figure parmi ses répliques les plus mémorables :

 

 

 

Moi, le mitan, j'en ai jusque-là, ça fait quarante ans que le truand me charrie. Je l'ai digéré à toutes les sauces et à toutes les modes : en costard bien taillé et en blouson noir, ça tue, ça viole, mais ça fait pas rêver le bourgeois et reluire les bonnes femmes. Elles trouvent peut-être ça romantique, mais moi pas. Alors, j'ai pris une décision : moi, les peaux-rouges, je vais plus les envoyer devant les jurés de la Seine, comme ça y aura plus de non-lieu, ni de remise de peine. Je vais organiser la Saint-Barthélemy du mitan ...tu m'as compris ?


Or, Jean Gabin, d'après Philippe Durant, s'était mis dans la tête de la dire en moins de trente secondes! Il s'y reprit, reprit, reprit ...... jusqu'à obtenir totale satisfaction.

 

 

 
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14 juin 2009 7 14 /06 /juin /2009 15:24

Bernard Blier naît à Buenos Aires le 11 janvier 1916. Son père étant biologiste à l'Institut Pasteur, les aléas de son métier ont fait qu'il ait vu le jour en Argentine.

Bernard Blier et Jean Gabin semblaient tellement proches, tellement complices, qu'ils finirent par former un "vieux couple". Non seulement à l'écran mais aussi à la ville. Pendant le tournage des Misérables, Bernard Blier raconte : Je peux dire que j'ai été l'un des seuls acteurs, je dis bien "acteur" français à avoir été en ménage avec Jean Gabin. Quand nous avons tourné Les Misérables, ça se passait à Berlin, nous avions pris un appartement dans un hôtel, avec un salon, deux chambres - chacun la sienne, bien sûr -, deux télévisions séparées - parce qu'on ne voulait pas regarder les mêmes programmes ... On buvait un coup, parce que le soir à Berlin, à l'époque, il n'y avait pas beaucoup de distractions. On buvait le coup assez violemment, c'est-à-dire qu'on se tapait, avant le dîner, une bouteille de whisky tous les deux, ce qui n'est pas énorme. Il fallait tout de même avoir avec soi des amuse-gueule : olives, petits gâteaux, choses salées ... Chaque semaine, l'un de nous deux, ou Jean ou moi, était chargé des commissons. La semaine de Jean, c'était lui qui allait faire le marché et je l'appelais "Mademoiselle". Quand c'était ma semaine, il m'appelait "Madame" ! ...


 

1989 - Son mal progresse à grand pas, le cinéma français s'en émeut et lui attribue un César d' honneur. Lorsqu'il paraît le 4 mars sur la scène de l' Empire, la salle se lève et l'applaudit longuement. Il avance à petits pas, parle avec Michel Serrault, reçoit sa statuette et s'en va. A ce moment, la France a compris qu'elle ne le reverrait plus vivant. Le 29 mars 1989, il s'en est allé retrouver son ami Michel Audiard qui disait notamment "Quand un type comme ça se retire, y'à pas de place a prendre!"

 

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