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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:00

En 1972, Michel Audiard écrit les dialogues et réalise, avec la complicité de Jean-Marie Poiré, « Elle cause plus, elle flingue » avec, entre autres : Annie Girardot, Bernard Blier, Maurice Biraud, Jean Carmet, Michel Galabru, Mireille Darc, Roger Carel, André Pousse …  

 

«Justice et injustice sont deux notions abstraites dont la justice se fout éperdument. Elle l'a maintes fois prouvé ! » Annie Girardot 

 


  
 « Je gagne quatre mille francs par mois... J'ai un livret d'Caisse d'Épargne, une carte bleue, cinquante pour cent d'réduction sur les Chemins d'Fer, bref... c'qu'on appelle un parti... Pas d'attendrissement, pas de larme... du sourire... et tu dis oui»  Bernard Blier
  

 

 

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:13

« J'étais un gros con de flic, tu sais pas ce que c'est ... Inspecteur Lambert ... Tricolore jusqu’au slip ... J'étais un gros con dans toute sa splendeur, j'avais pas le temps pour mon fils ... Ou alors pour l'engueuler ... J'avais la tête au boulot, j'y croyais ... Alors évidemment, un jour, il en a eu marre d'avoir un père aussi con ... A 16 ans, il a commencé à se droguer, j'ai voulu le désintoxiquer à ma façon, pendant deux semaines, je l'ai enfermé dans sa chambre avec de l'eau et du pain sec, comme un flic ...

 

 

 

  

Si j'avais pu le foutre en taule, je l'aurais fait ... Il hurlait, il était en manque ... Si j'avais compris, c'était un vrai père qui lui manquait ... Alors un après-midi, ma femme lui a ouvert la porte et il s'est sauvé et huit jours après, on l'a retrouvé mort d'une overdose. Il m'a fallu ça pour comprendre. Après, ma femme s'est tirée et j'ai arrêté d'être con, mais je suis mort ... »

 

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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:42

Les Vieux de la Vieille est un film réalisé en 1960 par Gilles Grangie. Il a  adapté  un roman de René Fallet. Ce dernier a participé à l'élaboration du scénario. Les dialogues sont de Michel Audiard. Ce film réunit, entre autres : Jean Gabin, Pierre Fresnay, Noël Noël ....

- Si j'te disais, mon Baptiste, qu'l'année dernière, rien qu'en comptant les avant-centre, les inter, 'pis l'gardien d'but, qu'y z-appellent ça... eh ben, l'ont eu un tibia, une rotule d'cassée, 'pis une fluxion d'poitrine... T'vas pas m'dire qu'on avait ces rendements-là avec l'Picon-citron ! Jean.Gabin

 

- Dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards, c’est un canard. C’est vrai aussi pour les petits merdeux. Pierre Fresnay

 

- je vous préviens, Messieurs, que je suis arbitre fédéral !
- Vous êtes-t-y anglais ?
- Ben non !
- Pour moi, un arbitre qu'est pas anglais, c'est rien qu'un merdaillon en pantalon court qui joue avec un sifflet !... Allez vous rhabiller, jeune homme
! Jean Gabin

 

- C'est pas de ma faute si j'ai 65 ans. J'ai mis assez de temps à les avoir !

 

 

Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur  l'horaire !

 

C'est pas les yeux qui sont mauvais, c'est les bras qui sont trop courts!


 Quand on est vieux, on sait quand on se baisse, mais on sait pas quand on se relève !02-copie-1.png

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:00

Jean-Paul Belmondo se souvient du tournage de Cent Mille Dollars au Soleil « Je n’avais jamais travaillé avec Bernard Blier, il adorait blaguer à froid avec un air sinistre.» 

Quand on répétait, il me regardait avec son air menaçant et me disait « Tu ne vas pas la jouer comme ça ? » Ceux qui n’étaient pas prévenus pensaient qu’il était sincère alors que c’étaient des blagues …

Là où il m’épatait le plus, c’était dans les dialogues : on ne savait pas s’ils étaient de lui ou d’Audiard.

Il était le seul comédien que j’ai connu capable de restituer ces répliques au point qu’on se posait la question : « C’est de l’Audiard ou c’est du Blier ? »

Souvent d’ailleurs, eux-mêmes ne savaient plus qui était à l’un ou à l’autre !»

 

Bernard Blier au meilleur de sa forme, quel extraordinaire acteur ! Il me bluffe toujours autant, je peux  regarder ses films mille fois sans jamais me lasser. Salut l'artiste et chapeau bas !

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 21:02

 

« Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un  spectacle. On choisissait sa salle, l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient, un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités, un documentaire et un dessin animé; puis venait l'entr'acte avec ses esquimaux glacés; et c'était enfin le grand film tant attendu.

 

 

Dans les années cinquante, naquit une culture cinématographique à travers les longues files d'attente de la Cinémathèque rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot et maintenant à Bercy, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran et le DVD permet de constituer son Panthéon cinématographique. Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Mais comment ne pas continuer à l'aimer?»

Jean Tulard - Le Dictionnaire Amoureux du Cinéma.

Et, comme le chantait Eddy Mitchell dans La Dernière Séance : «J'allais rue des solitaires, à l'école de mon quartier, à cinq heures j'étais sorti, mon père venait me chercher, on voyait Gary Cooper qui défendait l'opprimé, c'était vraiment bien l'enfance, mais c'est la dernière séquence et le rideau sur l'écran est tombé, bye bye rendez-vous à jamais mes chocolats glacés, glacés» 

                                                La lumière s'éteint déjà                                           

La salle est vide à pleurer
Mon voisin détend ses bras
Il s'en va boire un café
Un vieux pleure dans un coin
Son cinéma est fermé,
C'était la dernière séquence
C'était sa dernière séance
Et le rideau sur l'écran est tombé.
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17 mai 2010 1 17 /05 /mai /2010 16:12

 

 

 

«Parce que j'aime autant vous dire que pour moi, Monsieur Eric, avec ses costumes tissés en Ecosse à Roubaix, ses boutons de manchette en simili et ses pompes à l'italienne fabriquées à Grenoble, eh ben, c'est rien qu'un demi-sel. Et là, je parle juste question présentation, parce que si je voulais me lancer dans la psychanalyse, j'ajouterais que c'est le roi des cons... Et encore, les rois, ils arrivent à l'heure ... Parce que j'en ai connu, moi, mon cher Maître, des Rois... Et pis pas des p'tits ... Des Hanovre ... Des Hohenzollern... Rien qu'du micheton garanti croisade... Mais vous m'voyez-là, maintenant, mais moi, j'ai pas toujours tenu un clandé !... Vous avez pas connu la Rue du Chabanais ... Soixante chambres !... Et y z'ont filé tout ça aux P'tites Soeurs des Pauvres !... Quand j'y pense, tiens ... Alors, c'est pour vous dire que votre ami Éric, ses grands airs, y peut s'les cloquer dans l'baba !... (Bernard Blier)
- Mon cher, je sais que le dicton veut qu'on n'prête qu'aux riches ... mais on n'leur prête pas à vingt pour cent. Je ne demanderai pas mieux que d'placer votre argent dans la famille Rothschild, malheureusement ...
- Oh mon cher Maitre, j'vous en prie! Entre l'Baron Edouard et un traîne patins comme Eric y'a de la marge ... D'ailleurs à propos d'marge jt'rouve un peu baroque d'vous prêter à huit pour cent du pognon qu'vous faites travailler à vingt!!» (extraits du film LE CAVE SE REBIFFE, réalisé par Gilles Grangier en 1961, Michel Audiard en a signé les dialogues.)

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7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 16:51

- Oh, une laisse …

- Non chérie, c’est un collier.

-Mais c’est beaucoup trop luxueux pour un chien …

-Non, c’est pour toi, c’est pas pour le chien, c’est POUR TOI !

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13 avril 2010 2 13 /04 /avril /2010 14:30

- Bon ! Bah, puisqu'tas pas l'air de m'croire, tu sais combien j'ai fait d'opérations en trente piges d'exercice ?
- J'sais pas moi, une dizaine.
- Non, Monsieur. Cinq. Y'en a quatre qu'ont bien tourné et puis y'a eu la cinquième.
- ça a pas marché ?
- Ah ! Non, ça n'a pas marché. Et pourtant j'pouvais croire que j'avais tous les atouts en main. Léon le Stéphanois, qu'était un vrai Rubens, m'avait gravé un cent Florins plus beau qu'le vrai. J'avais trouvé l'papier en Italie et les encres en Suisse. La bécane, j'm'étais mouillé d'sept briques. J'l'avais fait v'nir de chez Kottenburg à Leipzig. Et encore pour plus de sécurité, j'l'avais fait transiter en pièces détachées, moitié par l'Italie, moitié par l'Portugal. Tu peux pas savoir!

- Oh ! Dis donc...
- Et attends, attends, c'est pas tout. En huit heures au chrono, les deux millions d'Florins étaient tombés, la bécane démontée, la gravure détruite et tout l'papelard brulé. Tout ! Tout ! Tout ! Tout !
-
Ben alors qu'est ce qu'a pas marché ?
- Eh ! B'en devine.

 

 

- Ton client qui t'a pas casqué ?
- Non !
- T'as eu des ennuis avec les perdreaux ?
- NON !
- Alors là, j'vois pas.
- Le dix sept Juin quarante cinq, ça t'dit rien ça, à toi, l'dix sept Juin quarante cinq?
- Non (de la tête)
- Et b'en l'dix sept Juin quarante cinq, la Banque Royale des Pays Bas a annoncé qu'la coupure de cent Florins était démonétisée et r'tirée d'la circulation, bloquée en banque. Un vane de Madame la reine Wilhelmine.
A j'm'en rappellerai d'celle là! A cause d'elle j'me suis farci un feu d'cheminée d'quinze cent millions!
- Ils avaient l'droit d'faire ça ?

- Pauv'e con ! Le droit ! Mais dis toi bien qu'en matière de monnaie les états ont tous les droits et les particuliers aucun !

 

   


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 10:54

gabin8-copie-1.jpg« Mais tu vois, mon petit gars, ce coup-là, ils ont tiré une balle de trop ! Et pourtant,  c'était un drôle de colis, Albert, crois moi !  Comme copain d'enfance, c'était pas le grand Meaulnes, fallait se le faire. Il n'a jamais arrêté de m'emmerder. Il a pris son élan à la communale. Comme il avait honte de ses galoches, il fallait que je lui prête mes pompes. Il pétait une chaîne de vélo, fallait que je lui répare. Après, c'était l'algèbre : c'est du cri, j'y comprends rien, qu'il disait. Alors j'étais obligé de me farcir ses problèmes. Parce qu'il a toujours eu des problèmes ce cave, t'entends ? Toujours, toujours ! Et de pire en pire ! Mais, qu'est-ce que tu veux, c'était mon pote ! » Le Pacha, Michel Audiard, 1968, Jean Gabin
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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 13:53

Jean-Paul Belmondo se souvient encore du tournage de Cent Mille Dollars au Soleil, de Bernard Blier et Lino Ventura qui trouvaient le temps long quand ils ne s’installaient pas à une bonne table. « Nous tournions au sud de Ouarzazate, poursuit Jean-Paul, et, à l’époque, il y avait juste un hôtel où la nourriture était loin d’être excellente. Le midi, comme nous étions en extérieur, nous mangions des sandwiches. Pourtant, dès le matin, lorsque nous arrivions sur le tournage, Bernard et Lino commençaient à faire le menu de ce qu’ils rêvaient de manger à midi.. Bernard avait une invention extraordinaire : il décrivait la baguette qui croquait sous la dent, les rillettes, puis il passait au boudin formidable et, rien qu’à l’écouter, on faisait un gueuleton extraordinaire ! A midi, quand arrivaient les paniers froids avec les sandwiches, nous avions l’impression d’avoir déjà mangé …» 
« Lino adorait faire des pâtes là-bas, le soir, et Bernard le charriait avec son comique à froid. Il lui disait que l’eau était trop bouillie, les pâtes trop dures ou trop tendres, et ça rendait Lino furieux. »

  http://i48.tinypic.com/2j2j40g.jpg 02-copie-2.png

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  • : L'univers des films de Franck Capra,d'Ernst Lubistch, Leo McCarey a bouleversé ma vie, une page s'est tournée, je ne l'ai jamais refermée.Le merveilleux est entré dans ma vie. Soyez les bienvenus dans mon monde.
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