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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:01

 

 

Un beau matin de juillet, le réveil

A sonné dès le lever du soleil

Et j'ai dit à ma poupée: faut te s'couer

C'est aujourd'hui qu'il passe

On arrive sur le boulevard sans retard

Pour voir défiler le roi d'Zanzibar

Mais sur-le-champ on est r'foulés par les agents

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est là pour voir le défilé

On n'est pas là pour se faire piétiner

On est là pour voir le défilé

Si tout le monde était resté chez soi

Ça f'rait du tort à la République

Laissez-nous donc qu'on le regarde

Sinon plus tard quand la reine reviendra

Ma parole, nous on r'viendra pas

 

L'jour de la fête à Julot, mon poteau

Je l'ai invité dans un p'tit bistro

Où l'on sert un beaujolais vrai de vrai

Un nectar de première

On est sorti très à l'aise et voilà

Que j'ai eu l'idée de l'ram'ner chez moi

Mais j'ai compris devant l'rouleau à pâtisserie

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est venu pour faire une 'tite belote

On n'est pas là pour se faire assommer

On est là pour la fête à mon pote

Si tout le monde restait toujours tout seul

Ça serait d'une tristesse pas croyable

Ouvre ta porte et sors des verres

Ne t'obstine pas ou sans ça l'prochain coup

Ma parole, j'rentre plus du tout

 

Ma femme a cogné si dur cett' fois-là

Qu'on a trépassé l'soir même et voilà

Qu'on se r'trouve au paradis vers minuit

Devant Monsieur Saint Pierre

Il y avait quelques élus qui rentraient

Mais sitôt que l'on s'approche du guichet

On est r'foulés et Saint Pierre se met à râler

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est v'nus essayer l'auréole

On n'est pas là pour se faire renvoyer

On est morts, il est temps qu'on rigole

Si vous jetez les ivrognes à la porte

Il doit pas vous rester beaucoup d'monde

Portez-vous bien, mais nous on s'barre

Et puis on est descendus chez Satan

Et là-bas c'était épatant!...

 

C'qui prouve qu'en protestant quand il est encore temps

On peut finir par obtenir des ménagements!..  

Boris VIAN

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 11:03

«Papet, je m’en vais parce que j’en peux plus. C’est pas pour les œillets tant pis s’ils crèvent, c’est à cause de mon Amour. J’ai compris qu’elle ne me voudra jamais, je m’en doutais parce que mon ruban d’amour m'a fait un abcès qui me brule. Et puis quand je lui ai dit devant tout le monde que je veux la marier, tout lui donner, elle m’a craché dessus en paroles, et en plus elle s’est réfugiée chez l’instituteur.

Lui, qand il lui parle, elle l’écoute en regardant par terre. Elle, quand il a fini, elle se languit qu’il recommence.

Et lui il n’est pas étonné, il trouve ça naturel.

Celui-là, il sait pas son bonheur, mais moi, je sais mon malheur ...

Je ne peux plus le supporter, j’ai envie de le tuer mais ça lui ferait peine, alors non, tant pis, je veux pas la priver.

Ne lui cherche pas des garouilles, ce n'est pas de ta faute, ce n’est pas de sa faute, c’est la fatalité.

Fais dire des messes pour moi parce que, là haut il faudra que je m’explique, à cause de la source.

Adésias mon Papet, ça me fait peine de te quitter, mais rester, je peux pas »

Marcel Pagnol. L'Eau des Collines (2) Manon des Sources,

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14 mai 2010 5 14 /05 /mai /2010 02:06

 

La solitude

Je l'ai trouvée devant ma porte,
Un soir, que je rentrais chez moi.
Partout, elle me fait escorte.
Elle est revenue, elle est là,
La renifleuse des amours mortes.
Elle m'a suivie, pas à pas.
La garce, que le Diable l'emporte !
Elle est revenue, elle est là

Avec sa gueule de carême
Avec ses larges yeux cernés,
Elle nous fait le cœur à la traîne,
Elle nous fait le cœur à pleurer,
Elle nous fait des mains blêmes
Et de longues nuits désolées.
La garce ! Elle nous ferait même
L'hiver au plein cœur de l'été.

Dans ta triste robe de moire
Avec tes cheveux mal peignés,
T'as la mine du désespoir,
Tu n'es pas belle à regarder.
Allez, va t-en porter ailleurs
Ta triste gueule de l'ennui.
Je n'ai pas le goût du malheur.
Va t-en voir ailleurs si j'y suis !

Je veux encore rouler des hanches,
Je veux me saouler de printemps,
Je veux m'en payer, des nuits blanches,
A cœur qui bat, à cœur battant.
Avant que sonne l'heure blême
Et jusqu'à mon souffle dernier,
Je veux encore dire « je t'aime »
Et vouloir mourir d'aimer.

Elle a dit : «Ouvre-moi ta porte.
Je t'avais suivie pas à pas.
Je sais que tes amours sont mortes.
Je suis revenue, me voilà.
Ils t'ont récité leurs poèmes,
Tes beaux messieurs, tes beaux enfants,
Tes faux Rimbaud, tes faux Verlaine.
Eh ! bien, c'est fini, maintenant.»

 

 

Depuis, elle me fait des nuits blanches.
Elle s'est pendue à mon cou,
Elle s'est enroulée à mes genoux.
Partout, elle me fait escorte
Et elle me suit, pas à pas.
Elle m'attend devant ma porte.
Elle est revenue, elle est là,
La solitude, la solitude...

 

Barbara

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6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:39

Actuellement, mon immeuble est sens dessus dessous.  Tous les locataires du dessous voudraient habiter au-dessus.  Tout cela parce que le locataire  qui est au-dessus est allé raconter par en dessous que l'air que l'on respirait à l’étage au-dessus était meilleur que celui que l'on respirait à l’étage en dessous.  Alors, le locataire qui est en dessous a tendance à envier celui qui est au-dessus et à mépriser celui qui est en dessous. Moi, je suis au-dessus de ça. Si je méprise celui qui est en dessous, ce n'est pas parce qu'il est en dessous, c'est parce qu'il convoite l'appartement qui est au-dessus, le mien. Remarquez ... moi, je lui céderais bien mon appartement à celui du dessous à condition d'obtenir celui du dessus.


Mais je ne compte pas trop dessus. D'abord parce que je n'ai pas de sous.  Ensuite, au-dessus de celui qui est au-dessus, il n'y a plus d'appartement.  Alors, le locataire du dessous qui monterait au-dessus obligerait celui du dessus à redescendre en dessous. Or, je sais que celui du dessus n'y tient pas.  D'autant que, comme la femme du dessous est tombée amoureuse de celui du dessus, celui du dessus n'a aucun intérêt à ce que le mari de la femme du dessous monte au-dessus. 

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Alors, là-dessus  ...  quelqu'un est-il allé raconter à celui du dessous qu'il avait vu sa femme bras dessus, bras dessous avec celui du dessus ???Toujours est-il que celui du dessous l'a su. Et un jour que le femme du dessous était allée rejoindre celui du dessus, comme elle retirait ses dessous ... et lui, ses dessus  ...  soi-disant parce qu'il avait trop chaud en dessous ...  Je l'ai su  ...  parce que d'en dessous,  on entend tout ce qui se passe au-dessus ... Bref! Celui du dessous leur est tombé dessus.  Comme ils étaient tous les deux soûls, ils se sont tapés dessus. Finalement, c'est celui du dessous qui a eu le dessus!

Surprise le voici dans le clown se meurt, il est géant

 

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22 novembre 2009 7 22 /11 /novembre /2009 21:17

 

«On n'a quand même pas pris la Bastille»

«pour en faire un opéra Pierre Desproges (Extrait de Fonds de Tiroir)

«Je comprends que le clergé soit partisan du repos dominical : c'est le dimanche que ces messieurs travaillent le plus.»  Alphonse Allais

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17 novembre 2009 2 17 /11 /novembre /2009 13:21



« La peur est la plus terrible des passions parce qu'elle fait ses premiers effets contre la raison, elle paralyse le cœur et l'esprit » Rivarol

« Le ciel n'est bleu que par convention, mais rouge en réalité » Alberto Giacometti

 


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10 novembre 2009 2 10 /11 /novembre /2009 16:58

 


Barbara s'en est allée un jour de novembre, en 1997, le 24 novembre 1997. Dès les premiers jours de novembre, je ne pense qu'à ça, je ne t'ai plus vue chanter depuis ... Tu manques, si tu savais, tu manques tant ... Lors, je mets un disque sur la platine, je ferme les yeux, je me souviens ... Barbara, tu es encore et toujours parmi nous. Merci pour le talent, merci pour la grâce, merci pour les musiques et les textes laissés, merci d'avoir été celle que tu étais, imprévisible mais belle à se damner!

MA PLUS BELLE HISTOIRE D'AMOUR

Du plus loin que me revienne
L'ombre de mes amours lointaines
Du plus loin du premier rendez-vous
Du temps de mes premières peines
Lors j'avais quinze à peine
Cœur tout blanc et griffes aux genoux
Que ce fût, j'étais précoce
De tendres amours de gosse
Ou les morsures d'un amour fou
Du plus loin qu'il m'en souvienne
Si depuis j'ai dit « je t'aime »
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

C'est vrai je ne fus pas sage
Et j'ai tourné bien des pages
Sans les lire, blanches et puis rien dessus
C'est vrai je ne fus pas sage
Et mes guerriers de passage
A peine vus, déjà disparus
Mais à travers leurs visages
C'était déjà votre image
C'était vous déjà et le cœur nu
Je refaisais mes bagages
Et poursuivais mon mirage
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Sur la longue route qui menait vers vous
Sur la longue route j'allais le cœur fou
Le vent de décembre me gelait au cou
Qu'importait décembre, si c'était pour vous

Elle fut longue la route
Mais je l'ai faite la route
Celle-là qui menait jusqu'à vous
Et je ne suis pas parjure
Si ce soir je vous jure
Que pour vous je l'eus faite à genoux
Il en eu fallu bien d'autres
Que quelques mauvais apôtres
Que l'hiver et la neige à mon cou
Pour que je perde patience
Et j'ai calmé ma violence
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

Mais tant d'hivers et d'automnes
De nuits, de jours et personne
Vous n'étiez jamais au rendez-vous
Et de vous perdant courage
Soudain me prenait la rage
Mon Dieu que j'avais besoin de vous
Que le Diable vous emporte
D'autres m'ont ouvert leur porte
Heureuse, je m'en allais loin de vous
Oui, je vous fus infidèle
Mais vous revenais quand même
Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous

J'ai pleuré mes larmes
Mais qu'il me fut doux
Oh ! Qu'il me fut doux
Ce premier sourire de vous
Et pour une larme qui venait de vous
J'ai pleuré d'amour, vous souvenez-vous?

Ce fut un soir en septembre
Vous étiez venus m'attendre
Ici même vous en souvenez-vous?
A nous regarder sourire
A nous aimer sans rien dire
C'est là que j'ai compris tout à coup
J'avais fini mon voyage
Et j'ai posé mes bagages
Vous étiez venus au rendez-vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Je tenais à vous le dire

Ce soir je vous remercie de vous
Qu'importe ce qu'on peut en dire
Tant que je pourrai vous dire
Ma plus belle histoire d'amour
C'est vous

Barbara


Elle savait le dire comme personne. La douleur qui sournoisement mais sûrement, avance, insidueuse, sinueuse, intense, lancinante, se propage et s'installe, anihilant la volonté. Ce moment où l'on n'est que souffrance, délire ravageur ... Elle l'appelait Le Mal de Vivre, la voici avec nous, chantant avec ses musiciens Le Mal de Vivre


 

 

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4 octobre 2009 7 04 /10 /octobre /2009 00:00


Jacqueline MAILLAN  voit le jour le 11 janvier 1923 à Paray-le-Monial en Saône-et-Loire, elle passe son enfance à Saint-Etienne. Le cinéma et le théâtre la passionnent pourtant elle s'inscrit en Droit à la Faculté de Grenoble. Au cours d'une fête d'étudiants, elle monte sur scène et, tandis que ses parents s'installent à Paris, elle en profite pour y suivre les cours de René Simon où elle fait la connaissance de Pierre Mondy (qui restera son ami). Îl la présente à Georges Vitaly ... et là voilà jouant « Le Médecin malgré lui » de Molière, le temps d'une tournée. Elle sera partenaire de  Gérard Philippe dans « Le Figurant de la Gaité » et de Maria Casarès dans « Le Roi Pêcheur »  à l'époque bénie du T.N.P. (Théâtre National Populaire).

Elle fait ses débuts à la télévision grâce aux  émissions de Jean Nohain, où "les feuilletons" étaient en direct. Elle a un rôle dans "La Perle Rare" aux côtés de Robert Hirsch et de Jean Le Poulain. Elle rejoint la troupe des Branquignols pour un rôle dans  « Ah! Les Belles Bacchantes ». Elle joue, aux côtés de Jean Poiret et de Michel Serrault dans « Sacré Léonard ».
Elle poursuit sa carrière jusqu'à "Croque-Monsieur" où, pour la première fois, elle est LA vedette. Jacqueline MAILLAN devient alors la spécialiste des succès longs, allant jusqu'à jouer certaines pièces jusqu'à mille fois, comme :  « La Facture », « Folle Amanda », « Le Pont Japonais », "Féfé de Broadway", « La Potiche », « Lily et Lily » « Madame Sans Gêne ».

Elle dit, évoquant le cinéma : "Je n'ai pas fait de cinéma parce qu'on ne me proposait rien de plaisant : c'était une sous-marque de ce que je faisais au théâtre ... alors aucun intérêt, ça ne me faisait ni avancer, ni plaisir ».

Toutefois, ce n’est qu’en 1963 dans « Pouic-Pouic » que « LA MAILLAN » tiendra un film sur ses épaules. Elle tourne avec Jean-Pierre Mocky dans "Y-a-t-il un français dans la salle?" en 1982, "Les saisons du Plaisir" en 1987, "Une nuit à l'Assemblée Nationale" en 1988, « Ville à vendre » en 1992. Entre temps, on la retrouve dans  « La vie dissolue de Gérard Floque» de Georges Lautner en 1986, ainsi que dans «A notre regrettable époux » de Serge Korber en 1987 aux côtés d'Alida Valli.

 

En 1983, dans « Papy fait de la Résistance » de Jean Poiré, elle tourne avec La Troupe du Splendid et Jean Yanne, Michel Galabru, Jacques Villeret, Jacques François, Pauline Lafont, Jean Carmet, Jean-Claude Brialy. Le film sort l’année de la mort de Louis de Funès et lui est  dédié.


En 1984, elle crée son spectacle « J'ai deux mots à vous dire », tandis qu’en 1992, Pierre Palmade lui écrit son dernier rôle dans  « Pièce Montée ».
Le rire  de « Folle Amanda » s'éteint le 12 mai 1992, après la représentation de "Pièce Montée". Elle succombe à une crise cardiaque, deux mois après la disparition de Jean Poiret.
Elle aimait rire, faire rire. Tout en sachant son texte sur le bout des ongles, elle se permettait d' improviser avec une minutie qui parfois déstabilisait ses partenaires.
Elle travaillait beaucoup mais gardait un naturel désarmant !
J'ai eu la chance de la voir jouer deux fois de suite dans "Le Pont Japonais". Elle y était inventive, différente, j'ai même eu l'impression d'assister à la représentation de deux pièces, tant elle s'appliquait à donner au public une version unique chaque soir ! 
Jacqueline MAILLAN se plaisait à dire :  "Dans un théâtre, les seuls trucs que je n'ai pas réussi à faire rire, ce sont les fauteuils
!".




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2 octobre 2009 5 02 /10 /octobre /2009 06:20


Le possédé du percepteur


Je ne sais pas si vous croyez à la sorcellerie
Moi, je ne voulais pas y croire
jusqu'au jour où je me suis aperçu
que j'étais possédé du percepteur.
Oui ! Possédé !
Envoûté par mon percepteur !
Depuis quelque temps, déjà,
je le voyais qui rôdait
autour de ma maison
Il allait et venait ...
Il semblait dessiner tout en marchant des figures géométriques
En fait il prenait des mesures fiscales !
Et puis il disparaissait,
et puis il revenait.
J'avais observé aussi
que chaque fois qu'il revenait,
je payais un nouvel impôt sur le revenu !
C'est d'ailleurs en faisant mes comptes
que je me suis rendu compte
qu'il revenait souvent !
Et un soir en revenant chez moi,
je découvre une feuille d'impôt
clouée sur ma porte.
C'était un premier avertissement !
Je dois dire que je ne l'ai pas pris au sérieux.
Je me suis simplement un peu étonné.
J'ai dit :
- Tiens au lieu de glisser la feuille
sous la porte ils la clouent ?
Méthode moderne ! Bon !
Quelque temps plus tard,
en faisant le tour du propriétaire
je découvre,
à chaque angle de ma propriété,
tracées sur le sol,
des lettres cabalistiques,
Il y avait un T
un V
et un A.
A vol d'oiseau ça fait T.V.A.
Qui avait pu poser ces marques de terreur
sinon mon percepteur ?
Ce n'était pas sorcier à comprendre !
Non content de me faire payer l'impôt direct,
il essayait encore de me le faire payer indirectement !
Par le truchement de la T.V.A. !
J'étais cerné par la T.V.A. !
Vous connaissez le sens secret et fiscal
de ces trois lettres ?
T.V.A.
Si vous prenez les deux premières lettres T.V., cela
veut dire en clair :
- As-tu payé la taxe sur la T.V. ?
Les lettres V.A. veulent dire :
- Va ! Va payer la taxe sur la T.V. !
Puis T.A. : Ta.
Traduire :
- T'as payé la taxe sur la TV ? ... Ah ...
Alors VA la payer !
C'est un rappel à l'ordre constant.
Même si vous lisez les lettres à l'envers,
elles vous rappellent encore quelque chose.
A.V. : "Avez-vous payé ... ?"
A.T. : "Hâtez-vous de payer ! ..."
V.T. : "Vêtez-vous et hâtez-vous de payer la taxe
sur la T.V. !"
La, j'ai manqué de sens civique !


J'aurais dû me vêtir et me hâter d'aller
payer la taxe sur la valeur ajoutée.
Au lieu de quoi je me suis rendu
au siège de la Sécurité sociale
pour me faire rembourser une somme
importante qui m'était due
depuis fort longtemps.
Naturellement on m'a répondu
que mon dossier s'était égaré ...
Je dois dire que j'en fus presque soulagé.
Enfin une chose qui se déroulait
normalement, comme prévu !
J'en avais presque oublié mon percepteur ...
Lorsque dans la nuit qui suivit,
je suis réveillé par un ululement de percepteur.
Je ne sais pas si vous avez déjà
entendu ululer un percepteur
dans la nuit ?
C'est sinistre ! Inhumain !
Je me précipite à la fenêtre
et je vois sur la lune argentée,-
 car dès que la lune est argentée
mon percepteur rapplique
je vois mon percepteur
qui se livrait, à un étrange cérémonial.
Il ouvrait les bras,
les fermait,
les rouvrait.
Je me dis: Il doit chercher à voler.
Et, tout à coup,
je distingue dans le reflet de la vitre
quelque chose qui bougeait derrière moi.
Je me retourne et je vois
ma rente Pinay
que j'avais posée sur mon bureau
se plier,
se replier,
et, par un sortilège, se transformer en
une cocotte en papier.
Laquelle cocotte a pris son envol
et, à l'appel du percepteur,
est allée se poser sur son épaule.
Mon percepteur s'en est saisi... l'a dépliée,
l'a repliée
et en a fait un petit avion
qu'il a lancé comme ça, en l'air,
comme on lance un emprunt!
Je me dis:
"C'est un mirage ou quoi?"
Et le petit avion est venu se reposer
sur mon bureau en se dépliant.
Ah! dis donc!
Ce n'était plus la même rente!
Il avait changé ma rente Pinay
en rente Giscard!
Ah! il est diablement fort!
Pour échapper à son emprise,
j'ai tout essayé.
Je suis même allé voir un prêtre.
C'est vous dire
à quel point j'étais désespéré!
Je lui ai dit:
- Mon père, je suis possédé du percepteur.
Pouvez-vous pratiquer l'exorcisme?
Il m'a dit :
- Mon fils... vous m'auriez parlé du Démon...
J'aurais pu tenter quelque chose...
Mais contre les puissances de l'argent...
Je lui dis :
- Qu'est-ce que je peux faire?
Il m'a dit :
- Payez!... Payez!... Payez pour nous!
Alors, je paye!
Et plus je paye mon percepteur,
plus il me le fait payer!
Il met ma faiblesse à contribution.
Il me taxe sur ma valeur personnelle.
Il m'impose sa volonté.
Il me tourmente.
Il me traque!
Tout ça parce que
j'ai eu la faiblesse de montrer
des signes extérieurs de richesse,
alors que ma richesse est tout intérieure!



Bernard Pivot disait de Raymond DEVOS
 "qu'il jouait avec les mots, tous ces mots étaient heureux de se retrouver changés, détournés, grimés et disant des folies et des drôleries". Pour lui  "
le sujet de Devos, cela a été l'absurde, le non-sens. Il se servait des mots pour prouver l'absurdité et la loufoquerie du monde dans lequel nous vivons."


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7 juillet 2009 2 07 /07 /juillet /2009 17:57

Mesdames et Messieurs, je ne voudrais pas
vous affoler, mais des fous, il y en a!
Dans la rue, on en côtoie ....
Récemment, je rencontre un monsieur.
Il portait sa voiture en bandoulière !
Il me dit :"Vous ne savez pas comment on détache cette ceinture?"
Je lui dis :
"Dites-moi! Lorsque vous l'avez bouclée, est-ce que vous avez entendu un petit déclic?"
Il me dit :
"Oui, dans ma tête!"
Je me dis : "Ce type, il est fou à lier!"
J'ai eu envie de le centurer ...mais quand j'ai vu que sa ceinture était noire ...je l'ai bouclée !!! (Raymond Devos).

 

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  • : L'univers des films de Franck Capra,d'Ernst Lubistch, Leo McCarey a bouleversé ma vie, une page s'est tournée, je ne l'ai jamais refermée.Le merveilleux est entré dans ma vie. Soyez les bienvenus dans mon monde.
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