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20 juin 2010 7 20 /06 /juin /2010 00:06

Z, film franco-algérien réalisé par Costa Gavras en 1969, est une adaptation du roman de Vassilis  Vassilicos, roman écrit sur la base de l'affaire Lambrakis avec la  participation de Jorge Semprun pour l'écriture du scénario ... ( Z veut dire : Il est vivant!) 

  

Dans les années 60 , dans un pays du bassin méditerranéen, un député progressiste, (Yves Montand), est assassiné. Le juge d'instruction chargé de l'enquête, (Jean-Louis Trintignant), met en évidence le rôle du gouvernement, notamment de l'armée et de la police dans cet assassinat.

 

Mention spéciale aux comédiens de second rôle qui sont tous remarquables : à Charles Denner, Irène Papas, Renato Salvatori, Jean Bouise, François Perrier, Marcel Bozzuffi, Jacques Perrin, Magali Noël, Bernard Fresson, Pierre Dux, Julien Guiomar, Georges Geret, José Arthur, Clotilde Joano, Guy Mairesse, Hassan el Hassani et, bien sûr, Yves Montand dont l'interprétation frappe alors qu'il n'a qu'un rôle de quasi figuration.

 

Ce film a eu

Le Grand Prix de l'Académie du Cinéma en 1969,

L'Oscar du meilleur film étranger pour le compte de l'Algérie en 1970,

L'Oscar du meilleur montage pour Françoise Bonnot.

Le Prix du Jury, au Festival de Cannes en 1969,  à l'unanimité pour Costa Gavras,

- Le Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes en 1969 pour Jean-Louis Trintignant.  

 

 

«Le commandant :

  - Je ne supporterai pas ce déshonneur. Si vous m'inculpez, la seule issue pour moi est le suicide. Quand on est innocent, ce déshonneur-là est insupportable. S'il le faut, dans ce bureau même, mon sang rejaillira sur votre tête.

  Le juge :

  - Nom, Prénom, Profession ... Vous êtes officiellement inculpé pour homicide volontaire avec préméditation!:

  Le colonel :

  - C'est intolérable, c'est une honte ... Vous n'avez pas le droit ! Ce spectacle est ignoble, c'est la curée.

  Le juge :

  - Nom, Prénom, Profession ... Vous êtes inculpé d'homicide volontaire avec préméditation.

  Le général :

  - Vous devez comprendre que, pour moi, il n'y a qu'une alternative : ou je suis lavé de tout soupçon, ou bien je me suicide pour éviter le déshonneur ...

  Le juge :

  - Nom, Prénom, Profession »  ...

 

 

 

 

C'est le premier film politique qui m'ait autant marquée. Je me souviens encore du générique de fin, de l'émotion à peine contenue, c'était comme un électrochoc  ... il y eut un avant et un après Z.

Tous les films de Costa Gavras, je pense notamment à Music-Box m'ont bouleversée, fait mûrir.

Je suis redevable à Monsieur Costa Gavras. Il a réveillé mon intelligence, ouvert mes yeux, débouché mes oreilles.

Plus rien n'a plus jamais été pareil après.

Gaby

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 09:05

« Vedette ou second rôle, silencieux ou volubile, distant ou familier, l’acteur est ce par quoi le film de fiction nous parle, nous émeut, nous fascine.

Au centre de la mise en scène, il contribue de façon essentielle à la richesse des représentations filmiques..

Tout film se nourrit d’une relation spécifique entre le comédien et son personnage : tous les grands moments de la création cinématographique se sont accompagnés d’une réflexion sur l’acteur.

Depuis ses origines, le cinéma ne cesse d’inventer de nouveaux modes de jeu et de présence.

De la scène à l’écran, des théories soviétiques à l’Actors Studio, du naturel américain à la vérité brute de non-professionnel, l’acteur est l’une des grandes aventures d’un siècle de cinéma.»

Jacqueline Naccache, Maître de Conférences en Etudes Cinématographiques à l’Université Paris 7 - Denis Diderot.

 

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14 juin 2010 1 14 /06 /juin /2010 00:00

En 1972, Michel Audiard écrit les dialogues et réalise, avec la complicité de Jean-Marie Poiré, « Elle cause plus, elle flingue » avec, entre autres : Annie Girardot, Bernard Blier, Maurice Biraud, Jean Carmet, Michel Galabru, Mireille Darc, Roger Carel, André Pousse …  

 

«Justice et injustice sont deux notions abstraites dont la justice se fout éperdument. Elle l'a maintes fois prouvé ! » Annie Girardot 

 


  
 « Je gagne quatre mille francs par mois... J'ai un livret d'Caisse d'Épargne, une carte bleue, cinquante pour cent d'réduction sur les Chemins d'Fer, bref... c'qu'on appelle un parti... Pas d'attendrissement, pas de larme... du sourire... et tu dis oui»  Bernard Blier
  

 

 

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11 juin 2010 5 11 /06 /juin /2010 07:01

 

 

Un beau matin de juillet, le réveil

A sonné dès le lever du soleil

Et j'ai dit à ma poupée: faut te s'couer

C'est aujourd'hui qu'il passe

On arrive sur le boulevard sans retard

Pour voir défiler le roi d'Zanzibar

Mais sur-le-champ on est r'foulés par les agents

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est là pour voir le défilé

On n'est pas là pour se faire piétiner

On est là pour voir le défilé

Si tout le monde était resté chez soi

Ça f'rait du tort à la République

Laissez-nous donc qu'on le regarde

Sinon plus tard quand la reine reviendra

Ma parole, nous on r'viendra pas

 

L'jour de la fête à Julot, mon poteau

Je l'ai invité dans un p'tit bistro

Où l'on sert un beaujolais vrai de vrai

Un nectar de première

On est sorti très à l'aise et voilà

Que j'ai eu l'idée de l'ram'ner chez moi

Mais j'ai compris devant l'rouleau à pâtisserie

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est venu pour faire une 'tite belote

On n'est pas là pour se faire assommer

On est là pour la fête à mon pote

Si tout le monde restait toujours tout seul

Ça serait d'une tristesse pas croyable

Ouvre ta porte et sors des verres

Ne t'obstine pas ou sans ça l'prochain coup

Ma parole, j'rentre plus du tout

 

Ma femme a cogné si dur cett' fois-là

Qu'on a trépassé l'soir même et voilà

Qu'on se r'trouve au paradis vers minuit

Devant Monsieur Saint Pierre

Il y avait quelques élus qui rentraient

Mais sitôt que l'on s'approche du guichet

On est r'foulés et Saint Pierre se met à râler

 

Alors j'ai dit

 

On n'est pas là pour se faire engueuler

On est v'nus essayer l'auréole

On n'est pas là pour se faire renvoyer

On est morts, il est temps qu'on rigole

Si vous jetez les ivrognes à la porte

Il doit pas vous rester beaucoup d'monde

Portez-vous bien, mais nous on s'barre

Et puis on est descendus chez Satan

Et là-bas c'était épatant!...

 

C'qui prouve qu'en protestant quand il est encore temps

On peut finir par obtenir des ménagements!..  

Boris VIAN

 

 

 

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8 juin 2010 2 08 /06 /juin /2010 11:03

«Papet, je m’en vais parce que j’en peux plus. C’est pas pour les œillets tant pis s’ils crèvent, c’est à cause de mon Amour. J’ai compris qu’elle ne me voudra jamais, je m’en doutais parce que mon ruban d’amour m'a fait un abcès qui me brule. Et puis quand je lui ai dit devant tout le monde que je veux la marier, tout lui donner, elle m’a craché dessus en paroles, et en plus elle s’est réfugiée chez l’instituteur.

Lui, qand il lui parle, elle l’écoute en regardant par terre. Elle, quand il a fini, elle se languit qu’il recommence.

Et lui il n’est pas étonné, il trouve ça naturel.

Celui-là, il sait pas son bonheur, mais moi, je sais mon malheur ...

Je ne peux plus le supporter, j’ai envie de le tuer mais ça lui ferait peine, alors non, tant pis, je veux pas la priver.

Ne lui cherche pas des garouilles, ce n'est pas de ta faute, ce n’est pas de sa faute, c’est la fatalité.

Fais dire des messes pour moi parce que, là haut il faudra que je m’explique, à cause de la source.

Adésias mon Papet, ça me fait peine de te quitter, mais rester, je peux pas »

Marcel Pagnol. L'Eau des Collines (2) Manon des Sources,

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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 11:13

« J'étais un gros con de flic, tu sais pas ce que c'est ... Inspecteur Lambert ... Tricolore jusqu’au slip ... J'étais un gros con dans toute sa splendeur, j'avais pas le temps pour mon fils ... Ou alors pour l'engueuler ... J'avais la tête au boulot, j'y croyais ... Alors évidemment, un jour, il en a eu marre d'avoir un père aussi con ... A 16 ans, il a commencé à se droguer, j'ai voulu le désintoxiquer à ma façon, pendant deux semaines, je l'ai enfermé dans sa chambre avec de l'eau et du pain sec, comme un flic ...

 

 

 

  

Si j'avais pu le foutre en taule, je l'aurais fait ... Il hurlait, il était en manque ... Si j'avais compris, c'était un vrai père qui lui manquait ... Alors un après-midi, ma femme lui a ouvert la porte et il s'est sauvé et huit jours après, on l'a retrouvé mort d'une overdose. Il m'a fallu ça pour comprendre. Après, ma femme s'est tirée et j'ai arrêté d'être con, mais je suis mort ... »

 

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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 00:01

Vidéo que je  découvre, m'en veuillez pas,  je l'adore et ne résiste pas au plaisir de la partager avec vous. 

Bernard Blier, je l'admire grave comme diraient les minots et je le kiffe grave. Idem.

Kdo pour vous.

C'est un bijou, une perle rare, le nom? La baffe du jour, il fallait oser !

 

Un extrait de Buffet Froid, admirable film à tiroirs de Bertrand Blier avec, entre autres acteurs : Bernard Blier,  Gérard Depardieu, Jean Carmet, Michel Serrault, Carole Bouquet, Jean Benguigui ...

Reconnaissez que ces vidéos valent le détour, que le talent et l'ingéniosité de Bernard Blier s'imposent tout naturellement, comme une évidence. 
L'acteur en impose sans en rajouter.
Le Patron, Louis Jouvet, aurait été fier de son élève, qui n'a en rien démérité, loin de là!!
Bernard Blier aurait dû reprendre le flambeau et donner à son tour des cours comme l'ont fait Simon, Florent, Jouvet ... 
L'idée me ravit d'aise : Les Cours Bernard Blier!
Dommage qu'il ne l'ait pas fait, il  aurait eu un succès fou à faire pâlir La Comédie Française !!
Bernard Blier (cf. mon article du 22 juin 2009) « commettait des chansons » ainsi qu'il  se plaisait à le dire. En fait, il écrivait les paroles. A New York, il a demandé à Michel Sardou de composer la musique de ce qui est devenu  « J'aimerais bien qu'on ne m'oublie pas » ainsi que vous pourrez le constater.
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29 mai 2010 6 29 /05 /mai /2010 10:42

Les Vieux de la Vieille est un film réalisé en 1960 par Gilles Grangie. Il a  adapté  un roman de René Fallet. Ce dernier a participé à l'élaboration du scénario. Les dialogues sont de Michel Audiard. Ce film réunit, entre autres : Jean Gabin, Pierre Fresnay, Noël Noël ....

- Si j'te disais, mon Baptiste, qu'l'année dernière, rien qu'en comptant les avant-centre, les inter, 'pis l'gardien d'but, qu'y z-appellent ça... eh ben, l'ont eu un tibia, une rotule d'cassée, 'pis une fluxion d'poitrine... T'vas pas m'dire qu'on avait ces rendements-là avec l'Picon-citron ! Jean.Gabin

 

- Dans la vie, il faut toujours se fier aux apparences. Quand un homme a un bec de canard, des ailes de canard et des pattes de canards, c’est un canard. C’est vrai aussi pour les petits merdeux. Pierre Fresnay

 

- je vous préviens, Messieurs, que je suis arbitre fédéral !
- Vous êtes-t-y anglais ?
- Ben non !
- Pour moi, un arbitre qu'est pas anglais, c'est rien qu'un merdaillon en pantalon court qui joue avec un sifflet !... Allez vous rhabiller, jeune homme
! Jean Gabin

 

- C'est pas de ma faute si j'ai 65 ans. J'ai mis assez de temps à les avoir !

 

 

Si vous allez aussi vite que je vous emmerde, pour une fois vous serez en avance sur  l'horaire !

 

C'est pas les yeux qui sont mauvais, c'est les bras qui sont trop courts!


 Quand on est vieux, on sait quand on se baisse, mais on sait pas quand on se relève !02-copie-1.png

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 00:00

Jean-Paul Belmondo se souvient du tournage de Cent Mille Dollars au Soleil « Je n’avais jamais travaillé avec Bernard Blier, il adorait blaguer à froid avec un air sinistre.» 

Quand on répétait, il me regardait avec son air menaçant et me disait « Tu ne vas pas la jouer comme ça ? » Ceux qui n’étaient pas prévenus pensaient qu’il était sincère alors que c’étaient des blagues …

Là où il m’épatait le plus, c’était dans les dialogues : on ne savait pas s’ils étaient de lui ou d’Audiard.

Il était le seul comédien que j’ai connu capable de restituer ces répliques au point qu’on se posait la question : « C’est de l’Audiard ou c’est du Blier ? »

Souvent d’ailleurs, eux-mêmes ne savaient plus qui était à l’un ou à l’autre !»

 

Bernard Blier au meilleur de sa forme, quel extraordinaire acteur ! Il me bluffe toujours autant, je peux  regarder ses films mille fois sans jamais me lasser. Salut l'artiste et chapeau bas !

 

 

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23 mai 2010 7 23 /05 /mai /2010 21:02

 

« Etre né avec le cinéma parlant et voir des films depuis l'âge de sept ans permet de parler avec amour du Septième Art. Avec nostalgie aussi. Le cinéma était jadis une fête et un  spectacle. On choisissait sa salle, l'ouvreuse nous plaçait, les lumières s'éteignaient, un rideau s'écartait. Sur l'écran se succédaient les actualités, un documentaire et un dessin animé; puis venait l'entr'acte avec ses esquimaux glacés; et c'était enfin le grand film tant attendu.

 

 

Dans les années cinquante, naquit une culture cinématographique à travers les longues files d'attente de la Cinémathèque rue d'Ulm puis au Palais de Chaillot et maintenant à Bercy, les ciné-clubs et les revues spécialisées. Aujourd'hui, près de cent films passent quotidiennement sur le petit écran et le DVD permet de constituer son Panthéon cinématographique. Le cinéma a perdu beaucoup de sa magie. Mais comment ne pas continuer à l'aimer?»

Jean Tulard - Le Dictionnaire Amoureux du Cinéma.

Et, comme le chantait Eddy Mitchell dans La Dernière Séance : «J'allais rue des solitaires, à l'école de mon quartier, à cinq heures j'étais sorti, mon père venait me chercher, on voyait Gary Cooper qui défendait l'opprimé, c'était vraiment bien l'enfance, mais c'est la dernière séquence et le rideau sur l'écran est tombé, bye bye rendez-vous à jamais mes chocolats glacés, glacés» 

                                                La lumière s'éteint déjà                                           

La salle est vide à pleurer
Mon voisin détend ses bras
Il s'en va boire un café
Un vieux pleure dans un coin
Son cinéma est fermé,
C'était la dernière séquence
C'était sa dernière séance
Et le rideau sur l'écran est tombé.
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  • : L'univers des films de Franck Capra,d'Ernst Lubistch, Leo McCarey a bouleversé ma vie, une page s'est tournée, je ne l'ai jamais refermée.Le merveilleux est entré dans ma vie. Soyez les bienvenus dans mon monde.
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